Un sondage publié par le journal « 20 minutes », le 4 février, nous révèle que « l’auto a de moins en moins droit de cité » auprès des habitants. L’idée, donc, que certains n’osaient il y a peu, avancer, fait son chemin : la gratuité des transports en commun. Car il faut bien se déplacer… . Les sondés souhaitent des villes sans voitures et des transports gratuits, tramway ou bus. La proposition de l’autre liste, la gratuité des transports, est devenue, nous l’avons vu, un enjeu dans la campagne des municipales à Toulouse. Et l’idée fait son chemin au sein d’autres listes… Si l’autre liste en fait une priorité parmi ses propositions, c’est qu’elle est emblématique. Elle relève à la fois de l’urgence écologique et des urgences sociales. Il s’agit à la fois de réduire la place de la voiture en ville, de diminuer la pollution, d’améliorer la qualité de l’air, mais aussi de permettre à tous les habitants de se déplacer dans l’agglomération sans être freinés par le prix du ticket. Et le financement… ? La gratuité des transports coûterait aux foyers fiscaux soumis à l’impôt l’équivalent de 2 pleins d’essence, soit plus ou moins 100 euros par an… N’oublions pas qu’un abonnement, aujourd’hui, coûte sur le réseau Tisseo 336 euros à l’année ! Pour un étudiant, un abonnement à l’année revient aussi cher qu’une inscription en fac… Les transports sont déjà gratuits Blagnac, Gap, Vitré, Compiègne... C’est aussi vrai depuis très longtemps à Colomiers. A Genève ( 500 000 habitants dans l’agglo) ils le seront le 24 février prochain. Parfois aussi certaines villes mettent en place une gratuité partielle (jours, horaires...) Par exemple Leeds, Manchester en Grande-Bretagne. Melbourne, Sydney en Australie et Denver ou Miami aux Etats Unis.

Enfin, les bus toulousains seront alimentés grâce aux déchets organiques de l’agglomération: le biogaz... C’est ce qui se fait aussi dans de nombreux pays européens.