Au phénomène de, territoires en sécessions, où les plus aisés fuient les plus démunis, les premiers éprouvant de l'insécurité aux contacts des seconds, se surajoute la stigmatisation ethnique subie par ses habitants. Dans des quartiers où sont concentrés de nombreux citoyens étrangers ou français d’origine étrangère, notamment africains ou maghrébins, on constate qu’au-delà des comportements racistes de certains employeurs ou bailleurs, ce sont les politiques publiques, urbaines, de l’emploi et du logement notamment, qui n’ont pas enrayé voire qui ont favorisé cette forme de ségrégation. Il nous faut donc réagir face à toutes les formes de discriminations car elles entraînent un sentiment d’exclusion inhumain de la communauté toulousaine qui nous est insupportable. Les attitudes discriminatoires sont aussi liées aux handicaps, à l’apparence physique, à l’âge ou l’état de santé. Mais aussi à l’orientation sexuelle ou à la situation de famille.



La Ville doit s’investir pleinement dans la lutte contre toutes les discriminations. Que ce soit dans sa politique d’embauche, comme dans celle de ses services, mais aussi face à tout comportement stigmatisant sur son territoire.


  1. Création d’une délégation municipale de lutte contre toutes les discriminations avec une participation de la ville à l’accompagnement social et juridique des personnes victimes de discrimination.
  2. Des services municipaux à l’image des toulousains, favorisant la diversité dans les services publics face aux difficultés d’insertion auxquelles se heurtent les jeunes, par l’embauche sans qualification, en catégorie C, en facilitant un parcours de formation.
  3. Accord sur une Charte anti-discrimination avec les employeurs au niveau de toute l’agglomération toulousaine en valorisant les entreprises citoyennes qui pratiquent la diversité à l’embauche.
  4. Insertion systématique et coordonnée au niveau de l’agglomération des clauses sociales et éthiques dans les marchés publics favorisant la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
  5. Garantir une représentation des habitants dans les commissions d’attribution de logements sociaux et création d’un comité Ad Hoc sur les discriminations au logement.