Accroître de 1,5 point la part du budget municipal dédié à la culture s’accompagne d’un effort d’imagination dans les modalités de concertation et de co-décision des interventions municipales en matière culturelle avec l’ensemble des acteurs culturels évidemment, mais également des citoyens eux-mêmes, directement concernés. Une telle implication dans les choix culturels de la ville nécessite une transparence des bilans publics annuels de la politique culturelle municipale mise en œuvre, ce que nous nous engageons à faire sur ce thème comme pour l’ensemble de notre programme. Nous sommes tous consommateurs et producteurs de culture, et cette diversité (n°162) doit se retrouver à travers des professionnels et des amateurs, des institutions et des associations, des évènements ponctuels (n°173) et des projets plus structurants (n°170). Il faut pourtant constater que la « demande » culturelle est très diverse et inégalement répartie, une part majeure de la population en est écartée, faute de moyens ou faute de pratiques culturelles. Ainsi des sommes importantes sont investies pour un public extrêmement ciblé : Il en est ainsi des musées, des théâtres … qui sont à destination de tous mais à l’utilisation de trop peu : Il faut donc, non pas seulement ouvrir ces lieux au plus grand nombre (n°181, 184), mais encore donner les moyens à chacun de développer sa curiosité, sa connaissance et sa pratique, à travers l’école des structures municipales ou associatives (n°169, 170), dans les quartiers (n°169,172) ou dans la rue (n°171). Que chacun soit acteur autant que spectateur de ce bien commun qu’est la culture, c’est le fondement de notre démarche pour une nécessaire « renaissance culturelle » à Toulouse.
Yves PROAL

  • les numéros sont ceux du programme qui figurent sur le site de l’autre liste