Municipales 2008 Toulouse - La main du PS dans les bugs des sondeurs ?
Par Bernard le jeudi, mars 6 2008, 16:18 - Lien permanent
Est-ce au brusque retour du froid que la gauche toulousaine doit cette atmosphère politique réfrigérante et ces mœurs douteuses de campagne électorale russe ? Rien de nouveau à priori, bien plus que de simples instruments de mesure, les sondages sont des outils ordinairement subtils de pilotage de l’opinion au service du marketing politique. Le cahier des charges devait être velu, la Dépêche du Midi publie aujourd’hui des estimations commanditées à BVA selon lesquelles la liste Debout atteindrait 5% des intentions de vote, pendant que l’autre liste plongerait en enfer avec 3,5 %. Dans un sondage Fiducial Paris Match dont les résultats circulent depuis hier sur la toile, l’autre liste remontera demain à 5,5 % des intentions, et Debout chutera sous la barre des 5 % fatidiques à 3,5.
La troublante symétrie de chiffres propres à convier le sympathisant de « l’ultra gauche » à préférer l’ouverture de la truite au devoir des urnes doit être examinée avec d’autant plus de prudence qu’elle aurait pour discret objectif d’éviter au socialiste assuré d’affronter Moudenc le 16 mars, « d’engager de pénibles négociations d’entre deux tours qui troublent généralement les électeurs ...». Suspicion renforcée par le vibrant plaidoyer en faveur du vote utile version PS auquel s’est livré Pierre Cohen en meeting hier soir avec Ségolène Royal : « Au premier tour, le choix se fera entre la gauche rassemblée et la liste UMP. Ne nous trompons pas, c’est au premier tour que se construit la victoire de la gauche ».
Mais ne troublons effectivement pas l’électeur, à commencer par le nôtre !
A bien observer l’ostracisme scrupuleux de la Dépêche à l’endroit des concurrents à la gauche du PS, à interroger le mystère des chiffres, tout ne va sans doute pas si bien pour le candidat PS, et peut-être pas si mal pour nous.
Avec de si faibles réserves à gauche, l’origine du gain de 12 % des voix favorables à Cohen entre premier et second tour demeure obscure.
Pris en tenaille entre PS et LCR, nous sommes assez peu enclins à minorer l’hostilité à notre endroit, et nos difficultés à atteindre un large public. Comparaison n’étant pas raison, le score crédité à l’autre liste représente sur l’ensemble de la ville, le double à peine, des voix acquises par François Simon aux dernières législatives dans la seule 4ème circonscription. De plus, selon la Dépêche, sa notoriété aurait fortement progressé depuis janvier. Le brusque repli hypothétique des intentions de votes favorables à l’autre liste en contradiction avec l’intensité de notre engagement dans une campagne trop discrète mais dont la qualité a été soulignée hier soir au cours de l’émission « le téléphone sonne » exige donc quelques explications … à démentir avec détermination et de la manière la plus cinglante dimanche dans les urnes.
Amitiés, Bda




