Enfin, Toulouse ville universitaire doit pouvoir loger correctement ses étudiants. Aussi faut-il augmenter le nombre de logements étudiants en partenariat avec les autres villes de l’agglomération, la Région et l’Etat.

Mais construire ne suffit pas. Il faut aussi inciter les propriétaires privés à mettre en location des logements vacants en leur assurant qu’ils pourront louer solidairement et sans risque. (ex : la SIEMP, Société d’Économie Mixte de Paris, qui permet la garantie des loyers au-delà de la durée du Loca-Pass)

Pour une ville vivante, accessible à tous, il faut aussi aider les jeunes parents en poursuivant la construction de crèches et haltes-garderies afin de garantir une place en crèche pour chaque enfant, tout en développant d’autres modes de garde tels que des modes de garde alternatifs intergénérationnels.

Il ressort du vote des internautes qu’ils recherchent un cadre et qualité de vie exceptionnels s’appuyant sur de nouvelles orientations économiques, écologiques et environnementales. Cela ne peut pas se faire sans les habitants eux-mêmes. Aussi des Conseils de Quartiers ouverts à tous avec mise en place de budget participatif permettront la réalisation de projets élaborés par les habitants. Les étudiants seront mis à contribution pour réfléchir à la ville de demain. Ainsi grâce à la mise en place d’un pôle de recherche sur les alternatives écologiques (énergie, agriculture, transports, construction, santé..), en lien avec le milieu étudiant il s’agira de créer de nouveaux débouchés et un nouveau marché de l’emploi.

La vie dans tous les quartiers s’organisera paisiblement en favorisant un commerce de proximité diversifié, financièrement accessible à tous, s’appuyant en particulier sur des marchés paysans.

La piétonisation de tout l’hyper centre compris entre la rue Alsace Lorraine, la rue de Metz et la rive gauche, des rues exclusivement piétonnes, accessibles seulement aux véhicules de secours et à certaines heures aux véhicules de service (collecte des déchets, livraisons…) devraient favoriser un commerce de proximité et donner de la plus-value aux commerces existants et permettre le développement d’un tourisme harmonieux. Le refus du tout sécuritaire et de la vidéosurveillance est alors une évidence une fois que l’on a établi les bases d’une vie municipale positive telle qu’elle se dessine à travers les choix des internautes.

Il ne peut bien sûr pas y avoir de ville sans transport. Ce que souhaite avant tout les internautes c’est la mise en place de la gratuité des transports collectifs et le retour à une régie directe des transports. Cela associé à la piétonisation de nombreuses rues devrait donner de l’air à la ville et permettre à tous les toulousains de circuler librement. Les internautes sont aussi favorables à la création d’un contournement ferroviaire suivant le tracé de la rocade actuelle. Ils refusent l’idée d’une deuxième rocade, veulent que soit abandonner le projet d’un deuxième aéroport et souhaitent un redéploiement du trafic aérien sur la région.

La vie culturelle n’est pas oubliée et il est demandé de passer la part du budget municipal dédiée à la culture de 14,5 % à 16 % comme la moyenne des villes françaises ; puis à 17 % comme la Ville de Nantes.

Autoriser les musiciens à jouer dans la rue semble la moindre des choses quand on cherche à faire de Toulouse un modèle de vie culturelle ; ce qui amène à dire qu’il faut aussi la gratuité des activités culturelles municipales pour les chômeurs et familles à faibles revenus.

Les internautes pensent aussi qu’une bonne gestion de la ville passe avant tout par une remunicipalisation des services publics de l’eau, de l’assainissement et des parkings tout en incluant des clauses de sauvegarde des emplois.

Enfin, si le cancéropôle n’est pas remis en cause, il est demandé avant tout que Toulouse joue un rôle de premier ordre en créant un institut de recherche sur les causes de cancer dont une des priorités serait la cartographie sanitaire et environnementale de la ville et de son agglomération.

Les internautes ne sont pas en manque d’envie quand il s’agit de décider d’une politique énergétique et de prévention.

Il faudra mettre en place, à l’instar de nombreuses autres villes françaises et européennes, des panneaux solaires sur les bâtiments municipaux, les HLM, les équipements publics et plus largement instaurer une réglementation pour l’installation de ces panneaux sur l’ensemble des bâtiments de la ville (logements, bureaux, commerces, entreprises). A terme il s’agira que l’approvisionnement énergétique de la ville se fasse avec des énergies renouvelables.

La gestion des déchets et la récupération des eaux de pluie pour des usages non-alimentaires (arrosage, chasses d’eau, nettoyage des rues…) est aussi une préoccupation pour les internautes. Ils veulent aussi que dans le cadre d’un principe de précaution salutaire soient interdits les transports de combustibles nucléaires neufs ou usés sur le territoire de l’agglomération et demandent que soit appliquer le principe de précaution en matière de technologies émettrices de rayonnements électromagnétiques, avec une attention particulière sur les enfants, des adolescents et les écoles.

Cette description de Toulouse telle que la veulent près d’un millier d’internautes ayant répondu à l’autre liste ne doit pas faire oublier la totalité des propositions que nous faisons. Ces propositions devront être portées sur la place publique grâce aux Toulousains et Toulousaines qui voteront le 9 mars pour l’autre liste, seule alternative pour amener la liste socialiste à engager des négociations pour une gauche utile à Toulouse.