Il est possible aujourd'hui de faire à Toulouse un grand pas pour lutter contre le cancer. Le cancéropôle de Toulouse devra pour cela dépasser les missions qui devraient être les siennes « dépister, diagnostiquer et traiter » les cancers. Nous considérons qu'il faut aussi et avant tout sortir de la société cancérigène qui est la nôtre aujourd'hui. De nombreuses études sont publiées, confirmant que près de 70% des cancers ont une origine environnementale, aussi bien dans la vie courante que sur les lieux de travail. On sait qu'une partie du monde du travail, industriel ou agricole est surexposée à certains risques, on sait que notre environnement, notre alimentation, sont liés à certains cancers. Aussi faut-il obtenir que le cancéropôle travaille aussi en amont de la maladie en faisant une véritable prévention des cancers. Cela serait un investissement économiquement, socialement et humainement plus rentable que la seule inflation des moyens consacrés à la médecine curative comme on prévoit de le faire au cancéropôle de Toulouse.