Municipalas 2008 Tolosa
Il existe aujourd’hui une mobilisation nationale pour défendre la culture victime de Sarkozy. L’autre liste se joint à ce mouvement de protestation en étant inquiète de ce qui peut se passer à Toulouse sur le plan culturel.
L’omniprésident montre jour après jour avec les subventions en baisse, des budgets d’austérité, et une politique culturelle basée sur les « lois du marché » à quel point son envolée « Je veux que la culture soit faite pour le peuple » a peu de sens. Tout en coupant les crédits à la création, en laissant les artistes et tous les gens du spectacle dans leurs galères, il s’affiche à Disneyland, rend visite au pape avec Bigard, fait la fête parisienne avec ses potes Reno, Johnny, Clavier… Le peuple peut se pâmer et la culture trinque.
Verra-t-on à Toulouse, au nom du principe de rentabilité économique appliqué à la culture, la diversité culturelle disparaître ? L’autre liste constate que sur Toulouse la « demande » culturelle est très diverse et inégalement répartie, qu’une part majeure de la population en est écartée, faute de moyens ou faute de pratiques culturelles. En voulant imposer à la politique culturelle des modèles économiques relevant de l’idéologie libérale la droite relance le clientélisme culturel. Nous ne voulons pas pour Toulouse un soutien prioritaire à la culture spectaculaire; il n’est pas question que la programmation culturelle soit soumise aux élus locaux pour espérer obtenir un budget. Accroître de 1,5 point la part du budget municipal dédié à la culture s’accompagne d’un effort d’imagination dans les modalités de concertation et de co-décision des interventions municipales en matière culturelle avec l’ensemble des acteurs culturels évidemment, mais également des citoyens eux-mêmes, directement concernés. Une telle implication dans les choix culturels de la ville nécessite une transparence des bilans publics annuels de la politique culturelle municipale mise en œuvre, ce que nous nous engageons à faire sur ce thème comme pour l’ensemble de notre programme.
Jean-Pierre Bataille


La culture est au centre des préoccupations de l’autre liste, dans le sens où elle est porteuse de valeurs que nous défendons, créatrice de pratiques que nous revendiquons. Si l’on s’en tient à la première proposition (n°161) de notre programme « renaissance culturelle », on pourrait croire que seul l’aspect quantitatif nous préoccupe : Bien sûr, nos ambitions vont bien au-delà, et c’est une démarche cohérente (n°166) qui porte l’ensemble des propositions de l’autre liste.

